Lettre ouverte sur la souffrance au travail subit par l’abandon d’un site
A seine Aval, l’UPBD est au bord de l’implosion.
Stop aux discours creux (vent), des décisions claires s’imposent !

La section CGT-SAV a reçu de nombreux agents de l’UPBD totalement désœuvrés devant la destruction silencieuse de leur outil de travail.
Quelles sont leurs demandes ? Que souhaitent ils ? Pourquoi sont-ils si nombreux ? Pourquoi ont-ils le même discours ?
Ils souhaitent juste pouvoir travailler correctement et être fier de leurs métiers mais aussi de leur site. Oui, nous parlons de bien de fierté.
Les agents ont pour beaucoup très peu changé de poste ou de site, ils sont attachés au bon fonctionnement et constatent désœuvrés la volonté de laisser ce site à l’abandon.
Ces collègues ont rédigé un courrier précis montrant la dérive inacceptable des conditions de travail comme de l’entretien voir même de l’indisponibilité croissante des ouvrages.
La CGT n’a pas souhaité en modifier le moindre mot sur son contenu, on y ressent toute la désespération et l’incompréhension d’agents écœurés par cette situation.
« Depuis trop d’années, le S4 est laissé à l’abandon total. Promesses non tenues, décisions politiques qui n’arrivent jamais à se concrétiser, travaux non réalisés, maintenance préventive et curative insuffisante voire inexistante ou discutable, coupes budgétaires incessantes…
Tout a commencé avec un projet de transfert de l’usine vers une grande usine unique, mais à force de tergiversations et de choix politiques hasardeux, ce projet a été abandonné. Et pendant ce temps, le S4 continue de sombrer dans l’oubli, dans des conditions de travail de plus en plus dangereuses et dégradantes. Les installations sont vieillissantes et pour certaines vetustes.
Avec sur le terrain, le constat suivant :
- Un bâtiment des FP A4 complètement détruit par un incendie, avec une promesse de reconstruction qui à ce jour n’est toujours pas tenue,
- Un atelier FP A3 qui n’est même plus capable de fonctionner en continu, car trop vieillissant et incapable d’absorber le volume de boue à traiter,
- Un atelier CTA4 qui n’a pas été réparé et mis à niveau, entraînant des accidents graves qui ont failli coûter la vie à des employés d’une société privé,
- Un atelier CTA3 qui perd de plus en plus de son efficacité, victime de l’inaction totale de l’administration,
- Des ruptures de conduites qui se multiplient sur le site, que ce soit en eau ou en boue, et qui ne sont réparées que par petits tronçons, fragilisant toujours plus l’ensemble des installations,
- Des rapports de la DRIEAT, accablants le S4, et le dernier en date nous mettant en demeure de refaire l’intégralité des conduites après une fuite de gaz,
- La liste n’est pas exhaustive, elle est sans fin !
De nombreuse chose sont remis sur le dos des agents, accusant un manque de connaissance et compétence de ces derniers. Mais la vérité, c’est que l’administration failli à ses responsabilités ! Les postes de direction stratégique sont vacants, et les agents, eux, sont au bord de l’épuisement avec une démotivation aux portes de chaque équipe, contraints de travailler dans des conditions catastrophiques. Chaque jour, ils se battent dans un environnement dégradé, où les solutions de bricolage et la mise en danger permanente deviennent le mode opératoire.
Et la sécurité ? Elle est contournée, les discours sont beaux mais les actes sont absents. Le dernier en date : la rupture d’une canalisation et on nous parle de rénovation totale du site… mais quand ? Personne ne le sait et tout le monde attend. Entre multiplicité des réunions, reports incessants du projet de rénovation, attente prétendue de lois, absence de décisions, ça ne reste que de belles paroles sans acte laissant les agents dans leur misère à se faire traiter d’incompétent et leur sécurité mise à mal. »
Nous demandons, par cette lettre, à la Direction Générale de contacter la section CGT-SAV dans les plus brefs délais afin de se rendre sur place voire les agents et constate d’elle-même la situation ubuesque, toxique et alarmante.
Des décisions rapides sont nécessaires pour que nos collègues retrouvent enfin du sens dans leurs activités quotidiennes.
La section CGT-SAV,
